« Le puits des âmes » rend hommage à Spielberg

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Partez à la recherche du puits d’or de l’Inca Pachacuti dans ce roman de Guy Ros qui vous mènera au Coeur des ténèbres. Roman d’aventures et réflexion sur la quête, la mort et la peur, « Le puits des âmes » rend un hommage assumé aux romans de Conrad et aux films de Spielberg. 

Extrait du 1er chapitre…. Simon avait pourtant passé sa vie à analyser les grands mythes fondateurs, leur évolution, leur changement de destinations et de véhicules, puis il devint un mythe pour beaucoup d’archéologues : celui d’un scientifique de terrain qui vécut un an dans la forêt amazonienne, trois mois avec les Boros-Boros, six mois avec les pygmées africains. Mais Simon ne rêvait depuis trente ans qu’au « Puits des âmes » de Pachacuti. Le docteur Nojes et lui avaient échoué tout prêt du but lors de sa dernière expédition en 1959. Parviendra t-il enfin à découvrir ce lieu magique dont parlèrent tous les chroniqueurs espagnols du 16ème siècle avec emphase et crainte ? Simon graissa copieusement son revolver, le glissa dans son étui de cuir fauve et le rangea dans sa vieille valise en cuir marocain. Il jeta celle-ci et une grosse cantine en métal dans le coffre de sa Range Rover et lança un dernier regard à son vieux mas. Simon ferma les yeux, le menton baissé sur sa poitrine, il croisa les mains. Sa pose figée faisait naître l’idée qu’il avait été déposé là par hasard.

Le temps avait passé en effet et l’avait rattrapé. Simon avait hérité de quelques pauvres présents : des cheveux gris, une barbe rousse tissée de mèches argentées, la lourde lassitude d’un visage hâlé, deux petites cicatrices sur le front et un regard plissé évoquant quelque oiseau de proie. Simon était un de ces hommes solides à la réputation prestigieuse qui n’avait plus rien à prouver. Il avait mené une vie échevelée, trépidante, mais non épargnée par l’échec. Ces vies qui sont ensevelies sous les réussites monumentales et les échecs cuisants. Simon restait impassible devant son mas, il hocha la tête en manière de lassitude, tandis qu’il répétait en accompagnant ses mots de soupirs profonds : « Qu’importe la souffrance. » Simon monta dans sa voiture, tourna le contact et s’enfonça dans la nuit.

 

L’auteur Guy Ros

 

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Guy Ros auteur de « 50 ans de cinéma américain », préfacé par Henri Agel (2014) est Docteur en sciences politiques. Rédacteur en chef, puis Directeur de publication de magazines pour les lycéens et étudiants pendant dix-huit ans ; il lance en 1997  une collection de livres universitaires et d’essais, Transfac éditions. Il sera ensuite en charge des filiales presse, web et édition du groupe L’Express-l’Etudiant. Depuis 2005, il a réorienté sa carrière vers l’événementiel.

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