Guy Ros finit sa trilogie avec 40 ans de cinéma américain

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« Nul ne conteste l’importance du cinéma américain, et cependant, bon nombre de préjugés restent attachés à son image ; Hollywood est une « usine à rêves », ce qui veut dire qu’on y fabrique au lieu d’y créer, et aussi qu’on y produit, au lieu du véritable article des imitations. Le cinéma américain est accusé de servir l’impérialisme économique et culturel d’un pays dont la puissance fascine et inquiète, dont la culture séduit mais donne mauvaise conscience. » Régulièrement depuis 50 ans, de l’apparition du parlant au démantèlement des grandes compagnies en passant par le développement de la couleur et de l’écran large, furent annoncés la mort d’Hollywood et le regret de ses prouesses d’antan.Et pourtant le cinéma américain ne s’est jamais aussi bien porté qu’aujourd’hui. Autopsie d’un cinéma décrié et indémodable.

« 40 ans de cinéma américain ». Guy Ros entame avec cet ouvrage le 3e tome d’une trilogie qu’il a consacré au cinéma américain qui a débuté en 1986 avec « La Fonction du cinéma occidentale », et « le Guide du cinéma américain » en 2001. Cet ouvrage historique analyse comment Hollywood victime de l’influence de la télévision et de ses erreurs stratégique va se retrouver dans une situation catastrophique qui va voir ses principaux studios démantelés.

A la fin des années 70, une nouvelle génération de cinéastes amoureux d’épopées (Scorsese, Lucas, Spielberg, Copolla) va renouer avec les racines mythologiques de ce cinéma pionnier et régénérer une production poussive. Cette génération va ouvrir la voix aux auteurs qui aujourd’hui dynamitent la création Hollywoodienne comme Tarentino ou Robert Rodriguez. Ce livre analyse sans prendre partie et conte l’histoire d’une renaissance.

Voici un extrait du livre. 

LE RETOUR DE L’EPOPEE

A l’aube des années 80 se dessine une tendance très nette qui semble acheminer le cinéma américain vers ses sources primitives d’inspiration artistique. Dans bon nombre d’oeuvres américaines, nous retrouvons une « Griffe », une personnalité dont l’influence imprègne, investit l’écran. Certains cinéastes vont redevenir maîtres de l’espace cinématographique, se l’approprier. Ce phénomène aux ramifications multiples demeure parallèle à un assainissement financier des grandes compagnies de production. Leur restructuration, qui paraît achevée au milieu des années 1970, a donné lieu à l’apparition de multiples producteurs indépendants qui, tels Coppola ou Spielberg, ont créé leur propre maison de production afin de produire leurs oeuvres et celles de leurs disciples.

On assiste également à cette époque au retour des cinéastes vers les studios. L’explosion de la science-fiction et de l’heroic fantasy (mélange subtil de chevalerie, de fantastique et de body building) va exiger des moyens considérables et des décors somptueux qui ne peuvent être reconstitués qu’en studio. Par exemple, « Le temple d’Indiana Jones », « Le palais de Conan le Barbare », la forêt de « La compagnie des Loups ».

Cette évolution du cinéma revêtira trois aspects principaux à partir de 1978 : le premier est le retour vers un certain classicisme dans lequel s’illustrent une nouvelle race de créateurs très imprégnés par les nouvelles techniques de création en matière audiovisuelle : publicités, vidéo, clip, images de synthèse. Le deuxième aspect réside dans un regain d’optimisme qui implique un renouveau de l’héroïsme. Les années 90 verront l’apparition de nouveaux héros, quelquefois issus de la bande dessinée, qui insufflent un sang nouveau au cinéma d’aventure qui agonisait lentement depuis 1960 : Conan, Indiana Jones, Rambo, le roi Arthur, Batman  ou Flash Gordon. Enfin, la troisième conséquence de cette évolution semble être le retour sur nos écrans de l’épopée (médiévale, cosmique, exotique, fantastique).

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Biographie de l’auteur

Guy Ros est Directeur d’un Centre de Congrès et d’une agence de Tourisme, Docteur en Sciences Politiques et écrivain.Auteur de trois livres consacrés au cinéma américain « 50 ans de cinéma américain » 2014, « La fonction du cinéma dans la société occidentale » 1986,  » le Guide du cinéma américain » 2001, auteur du roman  en 2013 « Le Puits des âmes ».

guy ros

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